S’exprimant à travers cette pièce, Germaine Sikota raconte son rapport à la danse et son histoire. Il se trouve que cette histoire est pleine de questionnements et de remises en cause. D’où la déchirante question : Comment s’ouvrir, tout en restant soi-même ? Ainsi, dans sa double quête de l’ancrage, de l’implantation et de l’ouverture ; la sagesse et l’enseignement autour du « Baobab », arbre appelé ADIDO en langue EWE du Togo, apparaissent comme une réponse chez l’artiste. Car cet arbre majestueux et gigantesque a toujours étonné par ses innombrables rôles : lieux de sacrifices aux divinités, places populaires, lieux des assises des chefs, refuge pour les animaux et souvent un tuteur incontestable pour plusieurs générations d’habitants…
Adido ou l’arbre à l’envers ou encore ce baobab, lieu de connaissance et du savoir impénétrable, que nul ne peut avoir la prétention d’embrasser seul…donne l’occasion à Germaine Sikota d’équilibrer un tant soit peu, les inégalités, les différences, les différends, les rejets, etc. pour indiquer dans une certaine mesure comment devient-on un être humain digne d’humanité… ?
Germaine Sikota, lauréate visa pour la création 2018, nous propose cette création originale, après sa résidence au CDC la Termitière au Burkina-Faso.
Peu importe la situation, l’espoir fait vivre.