Dans La Cerisaie, Tchekhov représente une communauté d’aristocrates endettés qui, pour s’en sortir, doit envisager de vendre le domaine familial auquel elle est très attachée. Tchekhov parle ainsi du déclin d’une classe sociale, autrefois rayonnante, mais aussi de la fin d’une époque, qui verra naître la révolution russe moins d’une quinzaine d’année après l’écriture de la pièce.
L’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre (ENSATT) & l’Ecole Internationale de Téâtre du Bénin (EITB) nous proposent une libre réécriture et interprétation de cette œuvre d’Anton Tchekov à la lumière des dynamiques sociales contemporaines. Dans cette version, pas question de copier, parodier ou honorer l’auteur russe ; ici, Pierre Koestel reprend les thèmes du déracinement et de la désillusion, pour construire une intrigue autour d’un hôtel au bord de la faillite.